La vie de couple

Si l’accouchement est un moment de partage avec son conjoint, un moment exceptionnel que l’on conservera soigneusement dans sa mémoire ou sur un support, la période postnatale se préfère plus intime et plus retenue.

Tout le temps de préparation à la venue d’un enfant est un temps d’excitation, de projets, de partage ; tout reste en devenir. Lorsque l’enfant est enfin là,  un nouvel être de chair s’interpose dans le couple que vous formiez jusqu’alors et il faudra laisser cette présence doucement s’installer entre vous. Votre conjointe se sentira entièrement en symbiose avec celui ou celle qu’elle aura tendance à considérer comme « son » enfant. Il ne faut absolument pas ressentir de sentiment de jalousie car peu à peu, par votre simple attention et votre tendresse, le couple mère-enfant s’ouvrira et vous pourrez alors vous introduire dans cette relation harmonieuse sans rien perturber de cette sérénité.

Mais ce n’est pas seulement l’irruption d’un nouvel être qui change la donne, il y a aussi votre conjointe qui doit s’ajuster avec elle-même car elle ne sera plus jamais la même.

Bonheur et incertitude : comment surmonter la période postnatale en accompagnant sa conjointe sans la brusquer ?

Son corps de  femme vient de subir de profonds changements. Pendant les mois de grossesse, la production hormonale a été intense. Son ventre s’est distendu, des masses graisseuses se sont parfois développées. Des vergetures disgracieuses peuvent faire leur apparition. Malgré les joies de l’accouchement, votre conjointe sera sensible à tous ces changements qui l’ont affectée et voudra y remédier. Elle devra retrouver une image positive de son corps et le fera plus facilement dans l’intimité que sous votre regard qui lui rappellera que vous l’avez connue sans ces imperfections.  Il faudra, lorsque vous serez sollicité, vous faire rassurant et pourquoi pas citer l’adage : « Il faut laisser le temps au temps ».

Enfin, c’est l’utérus qui s’est lui-même complètement disloqué pour laisser place au bébé. Pendant au moins quinze jours, des saignements vont continuer et votre conjointe ne sera pas parfaitement libre de ses mouvements. Toutes ces modifications vont se résorber selon un processus que le conjoint ne doit pas troubler. C’est cette période autrefois célébrée par les « relevailles » durant laquelle la femme reste seule avec son enfant en attendant que son métabolisme fonctionne comme avant la grossesse.

Vous devrez donc vous montrer discret, respecter son intimité mais aussi rester à l’écoute et non pas distant. C’est dans cet entre-deux que vous trouverez votre place de choix, prêt à intervenir si l’on fait appel à vous et à votre indiscutable qualité de père. En étant patient et attentif, vous saurez trouver les mots tendres qui apaisent et vous verrez que votre conjointe vous en estimera d’autant plus. Vous pourrez ainsi affronter cette période qui donne parfois lieu au « baby blues » en consolidant encore votre relation, enrichie de votre nouveau-né.

1 Commentaire

  1. Tu as tout compris, et tu as eu raison de partager cela sur ton blog, parce que je connais quelques hommes qui ne savent pas à quel point ces changements bouleversent la femme.
    Personnellement, après mon accouchement, mon conjoint s’est montré très compréhensif et patient. J’ai eu de la chance.

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