Les sorties

Après 4 années de hausse progressive de la mortalité sur les routes, l’année 2018 a marqué un changement historique avec une baisse importante du nombre de vicitmes. L’année 2019 a permis de tirer le bilan des politiques routières prises en 2018, et de confirmer la tendance de cette baisse.

 

Une fin d’année optimiste après un départ chaotique

Si pour la première fois depuis longtemps la France s’inscrivait dans une diminution optimiste du taux de mortalité sur les routes en 2018, il en a bien failli ne pas en être autant pour 2019. Jusqu’au passage à l’automne, tous les chiffres étaient au rouge. En prenant comme référence le mois d’août, souvent révélateur de la tendance annuelle, il y avait une augmentation de 17,9% des victimes sur la route comparée à l’année précédente. Le nombre d’accidents corporels et des blessés avaient également tous les 2 augmenté de 3,8%. La tendance s’est inversée à partir du mois de septembre permettant de rattraper les chiffres désastreux de ce début d’année. L’année 2019 se finira donc par une baisse de 1,1% pour les accidents corporels, de 0,6% pour les blessés, et de 0,3% de la mortalité routière, pour un total de 3239 décès.

 

Les fruits d’un politique volontariste qui tend à s’essouffler

Ces résultats encourageants sont la conséquence de plusieurs mesures mises en place comme les radars privatisés, l’augmentation des contrôles policiers sur les zones les plus critiques, cen Bretagne notamment, et bien sûr le fameux passage aux 80km/h sur les routes hors agglomérations. Lancé en juillet 2018, ce dispositif aurait permis de sauver 36 vies selon Christophe Castaner le ministre de l’intérieur. Les départements d’Outre-mer non soumis à cette réduction ont vu leur taux de mortalité augmenter de 5,8% par rapport à l’année précédente. Cependant, malgré la communication des résultats de cette politique, 25 départements souhaitent toujours revenir aux 90kms/h. La valorisation de cette politique est donc toujours une action à mener pour le gouvernement.

En effet, la vitesse fait partie des principales causes de décès sur les routes, ex aequo avec la distraction, la somnolence et la fatigue. En première position, on trouve toujours la consommation d’alcool et de stupéfiants. En 2019, les automobilistes, et motocyclistes, les jeunes, et en particulier les hommes ont été plus touchés que l’année précédente. En revanche les décès chez les piétons sont stables, et en recul chez les cyclistes.

 

Une prévention routière plus douce pour cette nouvelle année

A la suite de cette année 2019 mitigée, la Sécurité Routière a réalisé des spots publicitaires très différents de ceux des années précédentes. Il n’est ici plus question de mauvais gestes et d’accidents violents pour alerter l’opinion, mais d’une valorisation des bons gestes et de la courtoisie au volant. Selon une étude de Harris en décembre 2019, 94% des conducteurs français estiment qu’une amélioration de la sécurité routière doit passer par plus de bienveillance et de respect. Des études et des articles de conseils sont également disponibles pour réduire l’inattention et la somnolence.

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